Ne m'écrivez plus chaque jour
Ce que vous me donnez est bien trop lourd
Cessez vos baisers de papier
Ils sont incompris et n'épousent pas mes lèvres.
Vos rêves de bonheur me font peur.
Votre visage qui s'écrit à la lumière de cette lune
Est celui d'un amoureux transi
Vos aveux sont déchirants
Vous ne me connaissez pas.
"Tant qu'il y aura des Femmes" pour réveiller les consciences assoupies, donner cette voix aux femmes qui en sont privées. Un collectif d'auteurs refuse le silence, réfute le fatalisme et s'engage pour cette juste cause, celle du respect des droits de la Femme.Sous leurs plumes, des messages sans condescendance contre la violence conjugale, les viols et tournantes, le mariage forcé, l'excision et tant d'autres reflets de cette société qui se prévaut civilisée. Une lutte au quotidien, l'espoir en étendard. Elle nous concerne tous car il s'agit d'égalité et d'équité.
L'intégralité des droits des auteurs de ce recueil de Nouvelles sera versée à l'association "Ni Putes Ni Soumises".
La couverture est illustrée par la talentueuseCali Rézo
Elle venait de manquer son train, elle décida de passer la nuit à Paris.
En quête d'un eldorado pour dormir, ses pas la menaient à la rue des Dames, au 18.
Façonnée avec des bris d'émaux, l'enseigne fleurait le nid.
Elle détestait l'ambiance sibérienne et plastique des hôtels parisiens.
Elle voulait se sentir chez elle, même pour une nuit. S'enfoncer dans un bon fauteuil, caresser la moquette de ses pieds-nus, imaginer le chemin emprunté par chaque objet de décoration, rougir aux songes doux dont les boiseries du lit gardent l'empreinte.
Ne jamais cesser de rêver, respirer, happer la vie… là où elle palpite.
Même dans un hôtel où le temps est décompté…
Elle poussa la porte, longea ce couloir étroit et pénétra dans le petit coin accueil. Sur un fauteuil club se prélassait un chat, roux aux yeux verts. Le soleil finissait sa course sur les tranches de livres rangés sur les étagères de la bibliothèque.
Elle déposa sa valise, ôta ses lunettes de soleil, et chercha du regard la petite sonnette sur le comptoir.
Je suis folle
D'être folle de moi Tu es fou
Je suis fou de toi…
Dans mes bras tu y trouves niché le soleil
Dans ton regard j'y retrouve le ciel…
Je m'étiole quand tu n'es pas là, je voudrais ne pas quitter ces draps au parfum d'envie…
Peu importe le grondement extérieur, si ce n'est pas dans tes bras que je l'entends ronronner cette planète…
Il y a des matins si merveilleux que l'on voudrait que le temps éclate
Pour narguer le ciel… le paradis est ici-bas dans tes bras. Il y a des nuits si douces que la flamme épouse les contours de nos déliés amoureux.
Il y a des instants si fragiles lorsque nos regards se voilent de devoir un jour s'acquitter de ce bonheur.
Combien de films je vois par an ? 2par semaine, entre deux romans et trois albums jeunesse. Je vais peu au cinéma, et ne regarde pas la télévision. Je ne suis pourtant pas une amish :p